L’ILC 2023 s’élève à 128,68, représentant une augmentation de 6,60 % d’une année sur l’autre au T2. En tant que propriétaire commercial, vous êtes lié par la méthode de calcul réformée : 75 % de l’Indice des Prix à la Consommation et 25 % de l’Indice des Coûts de Construction. Vous ne pouvez pas appliquer la pleine augmentation aux locataires PME en raison du plafond de 3,5 % en vigueur jusqu’au T1 2024. Comprendre les fluctuations de cet indice renforcera votre position lors de la négociation des baux et de la prévision des revenus.
Principales conclusions
- L’ILC (Indice des Loyers Commerciaux) est de 128,68 pour le deuxième trimestre 2023, reflétant une augmentation de 6,60 % d’une année sur l’autre.
- Le calcul de l’ILC combine 75 % de l’Indice des Prix à la Consommation et 25 % de l’Indice des Coûts de Construction, excluant les données sur les ventes au détail depuis 2022.
- Les augmentations annuelles de loyer pour les locataires PME sont temporairement plafonnées à 3,5 % jusqu’au premier trimestre 2024.
- L’ILC s’applique principalement aux espaces de vente au détail et aux ateliers d’artisans, tandis que l’ILAT convient mieux aux services professionnels.
- Les propriétaires doivent indiquer explicitement l’application de l’ILC dans les contrats de location pour garantir la conformité avec les réglementations.
Composants clés et méthodes de calcul de l’ILC 2023

Bien que les versions précédentes aient intégré des indicateurs de vente au détail, le 2023 ILC adopte une méthodologie de calcul affinée qui élimine ce facteur de volatilité potentiel.
Vous trouverez que la formule actuelle combine deux composants d’index : 75 % de la moyenne de l’Indice des Prix à la Consommation (hors tabac et loyers) et 25 % de la moyenne de l’Indice des Coûts de Construction—tous deux publiés trimestriellement par l’INSEE.
Cette méthodologie de calcul produit des ajustements de loyer plus précis pour les propriétés commerciales. Au deuxième trimestre 2023, l’ILC s’élève à 128,68, affichant une augmentation de 6,60 % d’une année sur l’autre.
Malgré cette tendance à la hausse, vous devez noter que les augmentations annuelles sont plafonnées à 3,5 % pour les PME jusqu’au premier trimestre 2024, offrant une protection des locataires tout en garantissant que vos revenus locatifs maintiennent une croissance raisonnable.
L’exclusion systématique des données sur les ventes au détail depuis 2022 a rationalisé la prévisibilité de l’indice pour votre planification d’investissement à long terme.
Cadre juridique et changements récents affectant l’indexation des loyers commerciaux

Depuis sa création en vertu de l’Article 47 de la Loi n°2008-776 le 4 août 2008, l’Indice des Loyers Commerciaux (ILC) a fonctionné dans un cadre juridique solide qui a subi des modifications significatives.
Le changement le plus notable est venu par le biais du Décret n° 2022-357 (14 mars 2022), qui a reformulé la méthodologie de calcul pour comprendre 75 % de l’indice des prix à la consommation et 25 % de l’indice des coûts de construction. Cet ajustement vise à améliorer la précision de l’indice tout en reflétant mieux la réalité du marché.
Vous devrez prendre en compte le plafonnement temporaire de 3,5 % sur les augmentations de loyer pour les PME, en vigueur du T2 2022 au T1 2024. Cette disposition légale limite l’impact de l’ILC malgré son augmentation annuelle de 6,60 % pour le T2 2023.
Les implications légales de ces changements nécessitent votre attention en tant que propriétaire, surtout puisque l’application de l’ILC doit être explicitement mentionnée dans les contrats de location.
Naviguer à travers le plafond de 3,5 % pour les locataires PME d’ici le premier trimestre 2024

Bien que les bailleurs commerciaux bénéficient généralement du plein taux d’ajustement de l’ILC, le plafond de 3,5% établi par l’article 14 de la loi n° 2022-1158 crée une contrainte significative lors de la gestion des locataires PME jusqu’au premier trimestre 2024.
Vous devrez modifier vos prévisions de loyer en conséquence, car l’augmentation réelle de 6,60% de l’ILC (septembre 2023) ne peut pas être pleinement appliquée aux entreprises éligibles.
Cette limitation nécessite une planification stratégique lors de la gestion de votre portefeuille immobilier commercial. Alors que les locataires développent leurs propres stratégies pour tirer parti de cette protection, vous devez anticiper une croissance des revenus réduite par rapport aux projections précédentes.
Envisagez de documenter méticuleusement le statut des locataires PME pour garantir une application correcte du plafond. Lors de la négociation de nouveaux baux, tenez compte de cette restriction temporaire dans vos prévisions de loyer à long terme, car l’environnement réglementaire pourrait évoluer après le premier trimestre 2024.
Analyse comparative : ILC vs. ILAT pour différents types de biens
Le choix entre les indices ILC et ILAT représente un point de décision critique pour les propriétaires gérant des propriétés commerciales diverses.
Les applications de l’ILC ciblent principalement les espaces de détail et les ateliers artisanaux, avec un calcul pondéré fortement (75%) vers les prix à la consommation. Vous devrez appliquer l’ILC lors de la location à des commerçants ou artisans, mais il n’est pas adapté aux installations industrielles ou aux espaces de bureaux exclusifs.
En revanche, l’ILAT bénéficie aux propriétaires de propriétés abritant des services professionnels. Cet indice intègre des valeurs du PIB (25%) aux côtés des prix à la consommation (50%) et des coûts de construction (25%), ce qui le rend spécifiquement adapté aux pratiques médicales, cabinets d’avocats et bureaux d’architectes.
Les deux indices ont montré des augmentations similaires au T2 2023—l’ILC à +6,60% et l’ILAT à +6,51%—mais leurs compositions distinctes les rendent appropriés pour différents types de propriétés, nécessitant une sélection soigneuse basée sur les activités de votre locataire.
Implications stratégiques des fluctuations de l’ILC pour les propriétaires de biens commerciaux
Les récentes fluctuations de l’ILC présentent des implications de revenus significatives que les propriétaires doivent aborder stratégiquement dans leur planification financière.
Avec la notable augmentation de 6,60% d’une année sur l’autre au T2 2023, vous êtes confronté à un défi complexe en matière de prévisions de revenus en raison du plafond de 3,5% pour les PME jusqu’au T1 2024. Ce plafond réglementaire limite potentiellement votre capacité à saisir la pleine valeur locative dictée par le marché.
Votre planification stratégique devrait intégrer la nouvelle méthodologie de calcul mise en œuvre en 2022, qui met l’accent sur les indices des prix à la consommation et des coûts de construction. Cette approche offre des modèles d’ajustement plus prévisibles que vous pouvez exploiter dans les négociations avec les locataires.
Surveillez ces tendances de près, car des mouvements substantiels de l’ILC auront un impact direct sur vos retours d’investissement immobilier. Anticiper ces fluctuations vous permet de développer des stratégies de location adaptatives qui équilibrent positionnement compétitif et maximisation des revenus locatifs dans l’environnement actuel des propriétés commerciales.